lundi 25 octobre 2021

18. Un drame qui aurait pu être évité

Il est probable que vous trouviez ces propos étonnants, hors de propos ou sans objectif évident.

Nous ne faisons pas ici de la philosophie. Nous analysons des données, des données installées il y a pas mal de temps et qui sont encore branchées dans les circuits de pensée de notre société (un peu le même effet que des virus qui seraient branchés de manière permanente dans les circuits de calcul d’un ordinateur (ou ses mémoires). La pensée agit de la même manière sur les humains, individus ou groupes (société).

Je vais vous donner un petit tuyau : si vous voulez avoir des raisonnements sensés, toutes vos données doivent être vraies. Vérifiez tout. Il est mieux de reconnaître qu’on n’est pas sûr ou qu’on ne sait pas, plutôt que de « croire » savoir.

Je vais vous donner un exemple dramatique. Cette semaine, une jeune fille de douze ans s’est suicidée ! C’est épouvantable. Mon Dieu, on ne se suicide pas à cet âge ! Ce n’est déjà pas normal de se tuer, mais à 12 ans !!!! Que s’est-il passé ?

Eh bien, elle se faisait harceler à l’école ! La démence des réseaux sociaux en action. La meute des petits salauds qui décident de broyer moralement l’un des leurs. Et sans raison aucune !

Derrière tout cela, indépendamment de la folie collective, où étaient les systèmes de défense de cette jeune fille ? Vous comprenez quand je parle des arts de la guerre ? Quand on est attaqué, on sort les crocs ! Encore faut-il y avoir été entraîné, car ce n’est pas forcément inné.

Une loi naturelle, chez un être humain, ou n’importe quel animal, c’est que les attaques contre lui existent et qu’on doit soit attaquer et détruire l’ennemi, soit l’effrayer et le mettre en fuite ou faire cesser l’attaque, soit fuir et se mettre hors de portée si l’ennemi est plus fort. Il y a aussi la négociation si celle-ci est possible.

Ça, c’est la nature. Tous les animaux le font ou ils se font manger s’ils ne le peuvent pas. Nous sommes dans des faits prouvés et l’homme n’y échappe pas.

Les attaques sur les réseaux sociaux existent, ce sont des attaques réelles qui peuvent détruire quelqu’un de l’intérieur ; ceux qui s’y livrent sont des ennemis. D’accord ? Il faut nommer les choses, pas les justifier.

Vous comprenez ? Juste des faits et raisonnements prouvés et fiables. Posons une question : « Quelles données ont été introduites dans le mental de cette jeune fille pour qu’elle ne puisse survivre et sortir par le haut de cette situation ? »

Ce n’est pas le harcèlement qui a détruit cette jeune fille. C’est une illusion. La question que vous devez vous poser est : « Quelles données ont bloqué ses mécanismes naturels de défense et d’attaque ? Quelles données ont été installées comme un cancer généralisé dans son mental, au point qu’elle ne pouvait ni détruire son ennemi, ni le faire fuir, ni le raisonner, ni s’échapper de ce traquenard ? » Pire encore, elle ne pouvait même pas parler ni appeler la tribu au secours. Alors quelles données l’avaient paralysée et démoli son mental à ce point, AVANT que le harcèlement ne commence ?

Une donnée est implantée lorsqu’elle a été installée par la force, par la ruse, ou par d’autres méthodes. Le pire est lorsque la personne (ou l’enfant) l’accepte parce que ça vient de ses parents, de son curé ou de son professeur. L’amour est redoutable, par exemple. Une tradition du genre « aime ton prochain » peut faire beaucoup de dégâts. Alors qu’elle semble « bonne », elle annihile les défenses de quelqu’un, surtout lorsqu’il est enfant. Le « prochain » est une notion fausse. Il n’y a que des « univers » tous différents, parfois amis, parfois ennemis, certains étant des psychopathes, enfin tous les degrés de gris entre l’être le meilleur et le pire des déments.

« Tu dois obéir ! » « Ne réponds pas ! » « Tends l’autre joue quand on te gifle ! » « Ne te défends pas ! » « Laisse-toi faire ! » « Sois sage ! » « Tu es un enfant bien sage ! » (compliment et récompense). Toutes les dévalorisations et punitions de l’enfant parce qu’il est actif, se défend contre ses agresseurs, rétorque quand il a raison, etc.

Dans cette société, il est plus facile pour un enfant, ou n’importe qui d’adopter des données du type comportement sage et civilisé que d’apprendre à se défendre et d’attaquer vigoureusement un ennemi bien réel. C’est une position très difficile à tenir, car on se retrouve avec toute la société contre soi.

Certains êtres, connus pour leur extrême efficacité, intelligence, résilience et leurs accomplissements, étaient capables de tenir tête à la société, mais il s’agissait de caractères forts, des gens d’une extrême intelligence, mais ils sont rares.

Tous les autres se font aplatir s’ils osent se défendre. Et quand on est encore enfant et qu’on se trouve dans la situation d’être harcelé sur les réseaux sociaux par un ramassis de lâches et de parasites, méchants de surcroît, la position est intenable.

En plus il existe une fausse donnée selon laquelle il ne faut pas appeler à l’aide, surtout un adulte. Les pervers narcissiques adorent dire à leur victime : « mais tu as besoin de ta maman pour te défendre ? » et comme lui fendre le crâne d’un coup de francisque n’est plus apprécié aujourd’hui, la pauvre victime ne peut que s’écraser.

Nous n’allons pas résoudre cette énigme parce que nous n’avons pas les données sur cette situation particulière. Je dis juste que les gens et la société ont été littéralement truffés de données fausses et que celles-ci agissent comme un cancer généralisé dans un organisme, ou comme un virus informatique qui annihilerait toute action des pares-feux et antivirus. Et en plus, ce virus serait indétectable puisqu’il n’agirait que lors d’une « invasion » ou attaque informatique générale.

Je me demande quand même d’où sortent ces données qui annihilent les défenses d’un élève sociable.

C’est tout le but de ce cours : examiner comment des données fausses peuvent être implantées, avec quels effets.


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