vendredi 8 octobre 2021

13. La refonte du système - réorganisation de l’école - les deux données clefs

Une fois que l’on a compris que les anciens principes fondateurs étaient faux avec des conséquences désastreuses, et que l’on a compris les nouveaux principes, la réorganisation est relativement facile et sans coûts supplémentaires pour l’État.

Un grand avantage pour le nouveau professeur

Que veut le professeur, l’homme ou la femme de terrain ? S’il a compris les nouveaux principes, il veut s’assurer que chaque nouveau professeur travaille en équipe sous la supervision bienveillante des anciens. C’est un devoir de cette noble profession. Ainsi, nous ne perdons pas de nouveaux venus au premier abord enthousiastes, mais se fracassant contre les violents remous d’élèves perdus et sans espoir de futur.

Donc, nous éliminons ce besoin idiot d’autorité. Le nouveau professeur va aider ses élèves, il va leur dispenser le savoir, mais cette fois, individuellement, au niveau de compréhension et d’aptitude de l’élève. Gros, gros, gros avantage.

Puisque nous éliminons l’organisation par tranches d’âge, tout comme les programmes scolaires collectifs, nous n’avons plus besoin de classes séparées et surchargées par la même occasion. L’avantage pour le professeur est qu’il peut travailler en équipe avec d’autres professeurs, notamment les nouveaux.

Un grand avantage pour l’élève

Puisque nous adoptons un système individuel par l’ouverture progressive de canaux entre cet élève (un univers en soi) et un univers extérieur, on s’assure juste qu’il est là pour travailler ce « canal », peu importe lequel du moment que cela peut l’intéresser, au moins pour qu’il puisse concentrer son attention dessus.

On peut très bien grouper les élèves par canaux pour faciliter l’aide des professeurs, tout en s’assurant que la compétition est bannie. Les professeurs aident les élèves qui en ont besoin et laissent filer les autres qui s’en sortent bien à leur allure. Les professeurs s’assurent que les bases importantes soient bien acquises sans pour autant noyer l’élève dans un perfectionnisme pédant.

J’ai l’exemple d’un élève qui aimait particulièrement la géographie et l’histoire. Il n’a pas pu s’y consacrer à cause de la rigidité du programme. Et il ne s’en sortait pas trop bien dans les autres matières. Dans notre système, nous le laissons aller de l’avant dans ses sujets préférés et utilisant cet intérêt, nous lui inculquons la grammaire et le vocabulaire utilisés dans ces sujets. Nous lui ouvrons des portes, de nouveaux canaux vers de nouveaux univers jusque ce qu’il devienne autonome dans ces univers.

C’est un grand avantage pour l’élève, mais aussi un autre avantage pour le professeur, puisqu’il peut s’assurer que l’élève accède à la connaissance et à la pratique des fondements d’un sujet. L’élève va vers l’autonomie à son allure et le professeur aide cet élève à acquérir cette autonomie dans la matière apprise. Une position très avantageuse pour le professeur, car il travaille uniquement avec des élèves intéressés d’apprendre.

Vous voyez, le professeur est responsable de la prochaine civilisation. Pour la première fois, il aura l’occasion d’exercer la véritable diffusion du savoir, mais à chaque élève, sans exception, sans échec.

Une organisation de la classe par modules individuels

Les modules existent et ils sont pour la plupart très bien conçus.

On se consacre à faire acquérir les fondements des sujets principaux à chaque élève, individuellement, et à son allure, peu importe le temps passé, du moment qu’il progresse, qu’il sente qu’il progresse, et qu’il soit content de ses progrès, de ses nouvelles connaissances théoriques et pratiques.

À ce sujet, il faut faire confiance aux gens qui ont créé ces modules et ne pas soumettre ce travail à des mois d’examens de la part des autorités ministérielles, car ce n’est que pure perte de temps. Ils sont trop hauts dans la hiérarchie pour bien juger. Laissons le professeur et l’élève se débrouiller. Ils sont sur le terrain et peuvent juger de la qualité du matériel. Les parents de l’élève et l’élève lui-même diront ce qu’il en est.

Les élèves s’entraident : un entraînement en soi

L’aide apportée à un autre être humain est un entraînement en soi, de l’expérience acquise. Une société humaine n’existe pas en tant que telle. Il s’agit toujours de quelqu’un de conscient qui s’aperçoit en portant son regard dessus, qu’une autre personne patauge, a des difficultés ou a besoin de renforts pour effectuer une action. Ainsi, la responsabilité de l’observateur monte d’un coup et il va au secours de l’autres personne.

Cela peut être très simple comme d’aider à pousser une voiture en panne. Mais quel plaisir, quelle chaleur humaine en retour pour le simple fait d’avoir aidé un être humain ou n’importe quelle vie animale ou végétale. Cet échange de la vie envers la vie a quelque chose de magique, mais n’est-ce pas l’empathie qui s’exprime, l’amour universel en action ? Un beau sujet de philosophie.

Par contre, cela peut s’avérer compliqué. Un élève noyé depuis bien longtemps peut requérir pas mal d’ingéniosité et de logique de la part de l’autre élève qui veut l’aider. Et c’est enrichissant en soi, une véritable leçon de vie, un entraînement à la vie citoyenne. Lorsqu’un élève est noyé, il l’est souvent sur plusieurs sujets. Il peut s’agir de lacunes en grammaire ou en vocabulaire, ou il n’a pas compris l’évolution du sujet, ou il ne sait plus pourquoi il doit apprendre, l’importance du savoir, ou il ne veut pas apprendre toute ces théories parce qu’il préférerait faire de la mécanique automobile, sujet qui le passionne, ou ses parents le forcent à « faire des études » eux-mêmes ayant raté les leurs et pataugé douloureusement dans la pauvreté. Il peut y avoir des situations très complexes qui sortent du cadre de l’entraide. Mais il est bon de s’y frotter, quitte à jeter l’éponge et demander l’aide du professeur. Et celui-ci devrait l’informer du résultat, une fois la difficulté résolue, afin que ce soit un échec formateur pour l’élève. On s’élève aussi en se frottant à la vie et en apprenant de ses échecs.

La transition

C’est d’une facilité déconcertante. Une fois tout le monde d’accord ou presque et ayant compris la transition vers une civilisation humaine plus équilibrée, plus juste, plus écologiques, etc., il n’y a que quelques étapes.

On oublie le Bac qui n’est plus un critère ni une étape.

Habituellement le professeur connaît ses élèves et sait qui s’en sort bien, matière par matière, qui est partiellement noyé et a besoin de révisions et qui est totalement noyé. Avec le système des modules, il est facile de détecter ce qui est acquis et ce qui ne l’est pas ou mal. Pour l’élève totalement noyé, il s’agit généralement de problèmes multiples dans les matières, dans les choix personnels (l’univers de l’élève) et dans l’univers extérieur. En séparant bien les choses, en utilisant une communication rapprochée, et en se servant de logique, on doit pouvoir repérer et remédier à ce qui cloche. En termes militaires, ce serait sonner la retraite et réorganiser l’armée.

L’exception : l’élève qui n’en est pas un

Il y a une autre catégorie qui n’est de fait pas un élève. Il n’est pas question de forcer un enfant ou ado à faire acte de présence sans aucune intention d’apprendre ou plutôt de s’entraîner à la vie citoyenne, puisque c’est de cela qu’il s’agit.

Dans cette catégorie, nous trouvons la méchanceté, la violence, le chantage, la destruction de la réputation d’élèves qui ne le méritent pas, les humiliations, le trafic de drogue, les menaces de mort, etc. Une minorité d’élèves déments peuvent pourrir la vie de la grande majorité des professeurs et élèves sociables qui ne demandent qu’à travailler. Les idéologies prônant une tolérance sans limite envers des êtres fondamentalement destructeurs n’a rien à faire dans l’école. Un élève est quelqu’un qui veut travailler et s’entraîner pour devenir un citoyen, autrement dit, quelqu’un qui apporte sa pierre à l’édifice de la société humaine et naturelle. Qu’il ait ou non des difficultés n’a rien à voir avec cette catégorie particulière qui consiste de gens qui ne veulent pas « savoir » ni devenir des citoyens.

Quoi en faire ? Eh bien affrontons le problème de chaque individu et résolvons-le – en dehors du cadre de l’école.

Les deux données clefs

Il y a deux données très, très importantes :

1.     Un enfant est un univers à part entière, et cet univers est totalement différent de tout autre univers individuel.

 2.     Un univers apprend en entrant en contact avec d’autres univers. S’il n’entre pas en contact avec un univers, il n’en prendra pas conscience et ne progressera donc pas dans l’apprentissage de cet univers. Il en est totalement exclu. Le processus d’enseignement consiste à mettre un univers en contact avec d’autres univers en lui donnant les clés de ces univers.

Ces deux données sont les clés pour résoudre les problèmes d’éducation, de criminalité, et probablement la plupart des problèmes mentaux causés par la dissociation et un trop grand nombre d’échecs.

Les personnes au pouvoir souffrent de la même déconnexion. Ils ne sont pas en contact. Ainsi, si l’on pouvait les mettre en contact avec les univers individuels et les deux données ci-dessus, cela inverserait la situation de la Terre en élevant le moral des enfants, de leurs parents, des enseignants et de toute personne concernée par l’avenir. Cela transformerait les échecs en une situation gagnante. Juste ces deux données.


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